Nouvelles : Une urgentologue de Charles-Le Moyne doit être hospitalisée après avoir contracté la COVID-19

Une urgentologue de Charles-Le Moyne doit être hospitalisée après avoir contracté la COVID-19

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Mélissa Ranger est une urgentologue de 40 ans de l'hôpital Charles-Le Moyne, de Greenfield Park, sur la Rive-Sud de Montréal. Mais aujourd'hui, elle est hospitalisée en raison de la COVID-19. Elle a reçu son diagnostic samedi dernier, quatre jours après avoir passé un test de dépistage. 

« Quand l’hôpital m’a rappelée avec le résultat, là, j’étais rendue vraiment malade. Je n’ai jamais fait de fièvre, mais j’avais mal partout aux articulations, je toussais. Et ça s’est mis à dégénérer dans les 48 dernières heures avec des difficultés respiratoires », a raconté la Dre Mélissa Ranger, à La Presse, de son lit d'hôpital.

« Je suis très informée sur les pandémies et, bien sûr, je suivais le déroulement en Europe, où on intubait presque tout le monde. Quand j’ai su que je l’avais, j’ai eu peur. Et je me disais que je ne voulais pas être l’exception », a-t-elle avoué, anxieuse. 

Mélissa Ranger est hospitalisée depuis le jour 7 de la maladie, mais elle n'est pas intubée aux soins intensifs. 

Elle ignore où elle a pu contracter la COVID-19. Elle a supervisé une étudiante du 16 au 24 mars, qui s'est révélée infectée. Elle a aussi traité des patients qui avaient des symptômes grippaux. Elle a réanimé des patients en détresse respiratoire sans protection complète. Elle aurait pu aussi bien être contaminée par une poignée de porte. 

« J’en faisais plus que ce qui était recommandé. On ne parlait pas encore de manquer de matériel, alors [avec] ceux qui toussaient, je mettais masque et visière, je mettais l’équipement total, je désinfectais ma surface de travail à tout moment. Honnêtement, je n’aurais pas pu faire plus », a-t-elle estimé.

Une fois guérie, Mélissa Ranger n'hésitera pas à retourner travailler à l'hôpital. 

« Je risque d’avoir une immunité un certain temps. Si je sors de l’hôpital. Mon niveau d’anxiété, pour ma personne, va baisser. Mais avec la vague qui s’en vient, on a tous la même inquiétude sur le matériel », a-t-elle expliqué

« On a aussi peur pour les patients. On a peur de manquer de respirateurs. Et on ne veut pas avoir à choisir entre les patients. Si je fais face à ça, je ne sais pas ce que je vais faire… Ça m’empêche de dormir. »

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: La Presse · Crédit Photo: Capture d'écran