Nouvelles : Une mère de famille assassinée 2 semaines après la libération de son ex-conjoint

Une mère de famille assassinée 2 semaines après la libération de son ex-conjoint

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Deux semaines après la libération sous caution de son ex-conjoint violent, une mère de famille de Kuujjuaq aurait été assassinée, rapporte le Journal de Montréal. 

La dame aurait trouvé la mort malgré le fait que la poursuite s'opposait à sa libération, en raison de multiples non-respects des ordonnances de non-contact avec la mère. 

« Quand on est face à quelqu’un qui ne respecte pas ses conditions, ça doit allumer une lumière rouge. La question se pose très certainement : pourquoi a-t-on pris cette décision ? » plaide en entrevue au quotidien montréalais la porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Isabelle Riendeau. 

Elisapee Angma, 44 ans, a été retrouvée sans vie le 5 février dernier dans une résidence. Son corps portait des marques de violence et la dame serait décédée des suites de ses blessures. 

Comme son ex-conjoint avait déjà un historique de violence conjugale, il était soupçonné d'être l'auteur de la mort de Mme Angma. Or, la police a retrouvé plus tard la dépouille de l'homme dans une autre résidence. Il n'est pas exclu qu'il ait lui-même mis fin à sa vie. 

Thomassie Cain aurait également été aperçu en train de quitter le lieu où Mme Angma est décédée, malgré une interdiction de la cour d'entrer en contact avec elle, selon un acte de dénonciation daté du 3 novembre, où il avait alors été accusé d'avoir agressé la dame avec une arme.  

Selon le Journal de Montréal, il aurait également brisé cette ordonnance à plusieurs reprises : le 29 novembre, le 30 décembre et le 16 janvier, où il aurait finalement été arrêté par les policiers. 

Malgré l'opposition de la Couronne à sa remise en liberté, Cain était de nouveau libre cinq jours plus tard en attendant la suite des procédures. 

Elisapee Angma avait 4 enfants et travaillait dans un centre de la petite enfance. Deux groupes de défense des femmes victimes de violence conjugale estiment qu'elle n'a pas été protégée à un système « qui évalue mal les risques ».  

« C’était la chronique d’une mort annoncée. Quand il y a un passé de violence conjugale, le facteur de risque pouvant mener à un homicide est très élevé », résume la directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Manon Monastesse. 

Selon Isabelle Riendeau, la cour aurait dû considérer les bris multiples de condition. 

« C’est toujours troublant, voir ces situations-là », ajoute-t-elle.

Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Facebook