Nouvelles : Une jeune Iranienne affronte la police de la moralité pour ne pas porter le voile

Une jeune Iranienne affronte la police de la moralité pour ne pas porter le voile

Elle refuse de porter le voile!

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Une femme qui n'a pas été identifiée a été vue en train de confronter la police de la moralité iranienne à la station de métro Darzaveh Zowlat, à Téhéran, parce qu'elle ne voulait pas porter son voile. 

La jeune femme a affronté les femmes voilées en refusant de faire comme elles. 

«Je vais porter ce que je veux», a-t-elle lancé. «Ça ne vous regarde pas! Vous n'êtes pas mes parents!»

«Vous avez corrompu la société avec vos habitudes», a rétorqué l'une des femmes voilées. 

Puis l'on entend une des femmes voilées insulter la jeune femme qui refuse de porter son voile. 

«Pute!» s'exclame-t-elle. 

Peu de temps après, un employé du métro est intervenu en demandant aux femmes voilées de laisser l'autre femme tranquille. 

Ce n'est pas la première fois que la police de la moralité fait pression pour renforcer son code vestimentaire stricte. 

Pas plus tard que le mois dernier, une femme a été battue par un groupe de personnes qui jugaient que son voile ne la couvrait pas suffisament.

Le président iranien Hassan Rouhani, qui est considéré comme un religieux de position modéré, a critiqué les tactiques violentes de la police de la moralité pour faire appliquer des codes vestimentaires stricts. 

La police de la moralité «doit promouvoir la vertu et prévenir le vice», avait dit le président. «On ne peut pas promouvoir la vertu en empoignant le collet des gens. Vous ne pouvez pas le faire en étant agressif.» 

Les #WhiteWednesdays (mercredis blancs) gagnent en popularité, même si le mouvement a été initié il y a environ un an. Dans des vidéos partagées sur les médias sociaux, on voit toujours une femme ou deux marchant sans le voile dans un endroit public. 

«Je marche sans voile à Qom, une ville particulièrement religieuse. Personne ne me harcèle, les gens ont l’air de trouver la situation normale. J’espère que le voile ne sera plus longtemps obligatoire. #NousSommesLeursVoix #WhiteWednesdays», écrit Anton Struve sur Twitter. 

On peut toutefois remonter aussi loin que 1979 pour retrouver les racines de ce mouvement de constestation. 

Voyez la vidéo de l'altercation.

«C’était le premier symbole de la révolution, plusieurs dizaines de milliers de femmes avaient perdu leur emploi pour s’y être opposées», rappelle la franco-iranienne Azadeh Kian, professeure de sociologie à Paris-7, spécialiste de l’Iran et des questions de genre dans l’Islam.

Mais les actes des derniers jours, toujours isolés pour le moment, attirent la curiosité... et les condamnations!

Une femme a été condamnée à deux ans d'emprisonnement pour avoir «encouragé la corruption morale» en retirant son voile en public, en mars. De plus, 29 femmes ont été arrêtées pour avoir «perturbé l’ordre social» en enlevant leur voile au début du mois de février. 

Pourtant, d'autres quartiers sont plus tolérants. Certaines femmes portent le voile «just in case» (juste au cas où) en le gardant sur leur épaule plutôt que sur leur tête. 

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Source: Daily Mail · Crédit Photo: Capture d'écran