Nouvelles : Une intervenante de la DPJ est accusée de voie de fait sur une fillette de 10 ans

Une intervenante de la DPJ est accusée de voie de fait sur une fillette de 10 ans

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Une intervenante de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) fait face à des accusations d'avoir violenté une fillette de 10 ans durant une intervention qui s'est déroulée à l'automne 2019 dans une école primaire de Chicoutimi, rapporte Le Quotidien. Son procès s'est d'ailleurs ouvert jeudi dernier au Palais de justice de Chicoutimi.

Nancy Larouche aurait abusé de sa force dans le but de contrôler une fillette qui avait des problèmes de comportement, si bien que l'enfant a quitté son établissement scolaire dans une ambulance. 

L'intervenante fait face à une accusation de voie de fait simple. 

La juge de la Cour du Québec, Sonia Rouleau, a entendu plusieurs témoins, jeudi, dont une enseignante qui a donné des détails au sujet de l'intervention dont elle a été témoin. Trois autres personnes employées de l'école ont corroboré les faits.

L'enfant, qui est suivi par la DPJ à cause de ses problèmes de comportement, aurait refusé de respecter les consignes des différents employés de l'école après un incident. L'intervenante de la DPJ a donc été appelée sur les lieux de l'établissement et ne travaillait pas directement sur place. 

Une enseignante a expliqué que l'accusée s'était chargée de façon brutale de la situation, en plaçant un genou sur le torse de l'enfant pour l'immobiliser, tout en lui tenant le bras. La fillette aurait alors commencé à se frapper la tête sur le sol, inquiétant des employés témoins de la scène. 

« Elle a dit : ‘‘quand elle va avoir assez mal, elle va arrêter’’. Je trouvais que ça n’avait aucun sens comme intervention », a témoigné l'enseignante. 

L'accusé aurait ensuite amené la fillette dans une petite pièce en la tirant par les pieds. L'enfant continuait de se frapper la tête par terre, selon des témoins. 

L'enseignante a ajouté qu'elle s'était ensuite rendue au secrétariat, pour alerter en larmes la directrice de l'école. 

« J’en ai vu beaucoup des interventions, mais pas comme celle-ci », a ajouté une autre témoin au sujet de l'intervention d'une dizaine de minutes. 

Nancy Larouche est suspendue avec solde durant le processus judiciaire. Le procès reprendra le 21 juin prochain. 

Source: Le Quotidien · Crédit Photo: Adobe Stock