Nouvelles : Une inhalothérapeute lance un cri du coeur aux Québécois : « Faites votre possible, svp »

Une inhalothérapeute lance un cri du coeur aux Québécois : « Faites votre possible, svp »

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Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Une inhalothérapeute lance un cri du coeur aux Québécois dans une lettre publiée dans le Journal de Montréal, mercredi. 

« En tant que professionnelle de la santé, je me permets aujourd’hui de prendre la parole au nom de ceux qui n’ont pas le courage de le faire. Parce que je te comprends. Je te comprends d’être à bout de souffle, d’en avoir assez des mesures imposées, de souhaiter une vie sociale normale pour ton bien-être mental. Et je te comprends aussi de désirer passer du temps avec ta famille », écrit Béatrice Gélinas d'emblée. 

Si elle comprend les gens d'être « à boutte » de porter le masque, elle rappelle que la plupart des Québécois n'ont à le mettre que lorsqu'ils font les courses. « Je le porte 8 heures en ligne. Et ça, c’est sans parler du fameux N95 qui me fait suer à grosses gouttes, mais que je dois tolérer jusqu’à 3 heures parfois », écrit-elle à titre de comparaison, en ajoutant qu'elle côtoie quotidienne des patients malades de la COVID-19 dans le cadre de son travail. 

« Je te comprends d’en avoir assez du Purell que tu dois mettre à l’entrée de chaque commerce que tu visites, mais sache que je dois me laver les mains avant d’entrer dans une chambre ET en y ressortant. Et là, tu te dis probablement que j’ai choisi le domaine de la santé et que ça vient avec, mais moi je te réponds que je n’ai jamais signé pour que mes mains vivent ce qu’elles vivent en ce moment », ajoute-t-elle pour expliquer ses conditions de travail. 

Si elle dit comprendre l'envie des gens de vouloir célébrer avec leurs proches, elle les prévient que les hôpitaux de la province sont déjà presque pleins et qu'elle n'imagine même pas la situation après les Fêtes. « Le moment venu, tu n’y penseras peut-être pas, mais nous, nous serons fidèles au poste et nous devrons affronter ce que tu auras peut-être causé. Et pendant que les hospitalisations régulières continueront, les hospitalisations dues à la COVID monteront en flèche et encore une fois, mes collègues et moi en subirons les conséquences », prévient-elle. 

Lisez sa lettre complète ici pour comprendre les conditions de son travail et pourquoi elle demande aux Québécois de faire leur part. 

Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: iStock