Nouvelles : Une femme de Laval condamnée à payer 26 000$ pour un texto envoyé à son neveu

Une femme de Laval condamnée à payer 26 000$ pour un texto envoyé à son neveu

Un texto qui coûte cher !

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Une juge a condamné une tante à verser 26 000 $ à la conjointe de son neveu en raison d’un texto.

L’histoire plutôt abracadabrante a débuté le 24 décembre 2019. Alors que la tante nommée Louise se trouvait au Mexique, celle-ci a envoyé un texto à Louis-Philippe, un neveu avec qui elle a une très mauvaise relation.

Le texto en question, qui lui aura finalement coûté 26 000 $, indiquait : «Joyeuses Fêtes Le Cocu! On appelle ça le retour de la pendule… que les nouvelles croustillantes se répandent vite.»

La juge Julie Messier a expliqué dans son rapport qu’à l’époque, la conjointe dudit neveu était alors enceinte de deux mois : « Le message texte entre, Louis-Philippe le lit, le montre à Angela, il est fâché, surpris, ne peut croire ce qu’il lit surtout considérant la provenance, mais un doute l’envahit. Devant sa famille, il questionne Angela, cette dernière nie toute infidélité. Tout le monde est mal à l’aise, monsieur remet en question sa paternité. Les festivités s’arrêtent. Le couple poursuit seul la discussion, une tension s’installe. Monsieur veut croire sa conjointe, mais sa confiance est ébranlée. »

Angela, la conjointe de Louis-Philippe, n’avait aucune idée des rumeurs rapportées par la tante, car celle-ci disait tenir cette information d’un autre neveu, qui a confirmé par la suite qu’il n’avait jamais rapporté une telle chose à sa tante.

Le 20 janvier 2020, comme Angela se sentait toujours blessée et humiliée en raison des événements qui avaient découlé de ce texto empoisonné, elle a décidé de mettre en demeure Louise en lui demandant de se rétracter, puis étant donné que la tante n’a pas réagi à la mise en demeure, Angela a décidé de passer en seconde vitesse en poursuivant Louise en diffamation.

La juge Messier a donc entendu les versions d’Angela et de Louise et cette dernière a fini par admettre qu’en envoyant ce texto, son intention était d’humilier son neveu. La juge a ainsi conclu que la tante « ne s’est jamais arrêtée à réfléchir à l’impact de ces mots sur Angela, trop occupée à vouloir blesser son neveu Louis-Philippe».

Tout en faisant remarquer que le fait d’« Affirmer qu’une personne a commis l’adultère est calomnieux », la juge Messier a expliqué : «Penser qu’une personne a commis l’adultère entraîne automatiquement chez autrui une perte d’estime et de considération, ainsi que des sentiments défavorables. C’est ce qu’ont rapporté deux personnes très importantes dans la vie d’Angela, son conjoint et sa belle-mère. »

La juge Messier a donc accordé un montant de 9000 $ en dommages moraux en raison des conséquences du stress généré par le texto sur la santé du fœtus d’Angela, en plus d’une somme de 10 000 $ en dommages punitifs, puisque « C’est de façon intentionnelle, mesquine, que Louise a écrit cette grave accusation dans le but de nuire à son neveu. Elle ne pouvait, par contre, ignorer les conséquences collatérales sur la réputation d’Angela. »

Enfin, la juge Messier a accordé à Angela la somme de 7000 $ à titre de compensation financière pour les honoraires judiciaires, tout en soulignant que «Louise n’a pas fait amende honorable, elle ne s’est pas excusée, elle ne croit pas que son écrit a eu des conséquences».  

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Source: Le Soleil · Crédit Photo: Adobe Stock