Nouvelles : Une étudiante de 20 ans retrouvée sans vie dans son appartement

Une étudiante de 20 ans retrouvée sans vie dans son appartement

«On l’avait eu au téléphone la veille. Elle semblait aller bien», ont confié ses parents.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Une jeune femme de 20 ans qui étudiait le droit à l'université Rennes 1 a été retrouvée sans vie le 15 avril dernier dans son appartement, rapporte 20 Minutes.

Alexia Cote rêvait de travailler dans l'industrie de la mode à New York. Mais vers midi, le 15 avril dernier, elle s'est suicidée dans son appartement situé sur la place de la Rotonde, sans laisser de lettre explicative.  

« On l’avait eu au téléphone la veille. Elle semblait aller bien. Elle allait mieux », ont raconté ses parents à 20 Minutes. 

Ce jour-là, Christophe Cote et et sa femme ont perdu leur fille unique, après avoir appris qu'elle avait mis fin à ses jours dans son logement. Une de ses professeurs s'inquiétait de ne pas la voir se connecter pour son cours en ligne. Elle s'est rendue à l'appartement de son étudiante, avant de contacter le pompier et de voir le corps sans vie par la fenêtre. 

Plusieurs étudiants et membres de l'encadrement dénoncent aujourd'hui la mauvaise gestion du cas d'Alexia. 

Depuis le mois de septembre, la jeune femme avait déjà alerté deux fois la directrice de la promotion au sujet de ses idées noires et de sa difficulté à atteindre la moyenne de 12 sur 20. 

« On la trouvait très épanouie quand elle est arrivée. En décembre, elle a commencé à nous parler de la pression , du stress, des résultats qui n’étaient pas à la hauteur de ses espérances », explique son père.

Alexia avait ensuite consulté un médecin, qui lui avait prescrit des anxiolytiques. Le jour de sa mort, la jeune femme a reçu des notes, incluant une de 8 sur 20. « On leur met une telle pression ! Ils n’ont pas de vie. On leur met des cours le samedi, ils n’en peuvent plus », dénonce une membre de l’encadrement à 20 Minutes. 

« On a fouillé pour savoir ce qui avait pu se passer. On n’a rien trouvé d’autre qu’une étudiante surmenée. Les confinements l’ont éloignée. Elle n’avait pas de temps de décompression », ajoute son père.

Crédit photo: Courtoisie

Après la tragédie, l'université aurait minimisé les conséquences de ce drame auprès des étudiants, en donnant notamment la directive de ne rien dire aux élèves. 

« La famille a indiqué qu’elle ne souhaitait pas de communication. Le contexte est déjà anxiogène pour nos étudiants. Nous avons voulu les préserver », ajoute la direction. Une affirmation démentie par les parents et par un enseignant. 

« On nous a demandé de ne pas en parler à nos étudiants pour ne pas abîmer l’image de l’université », dit-il. 

Aujourd'hui, les parents d'Alexia « assume » le choix funeste de leur fille, mais dénoncent également « un encadrement inhumain » en pointant notamment du doigt la directrice de la promotion. 

« Depuis le drame, tout le monde se sent fautif. Nous, ses amies, le médecin. Tout le monde sauf l’université », dit le père de la jeune femme. 

« On avait ordre de ne pas parler pour ne pas que ça se sache. Mais pourquoi ? Ce drame, il faut en parler, pour ne pas que ça se reproduise ! Dans cette fac, c’est comme s’il y avait une chape de plomb. Tout le monde se protège, a peur de parler », ajoute une source qui ne voulait pas que son identité soit révélée. « Tout le monde a peur des représailles ».

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: 20 Minutes · Crédit Photo: Courtoisie