Nouvelles : Une autre diplômée de l'UQAM se photographie en lingerie pour soutenir Hélène Boudreau dans sa poursuite

Une autre diplômée de l'UQAM se photographie en lingerie pour soutenir Hélène Boudreau dans sa poursuite

Hélène Boudreau fait présentement face à une poursuite de 125 000 $.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Alors que l’UQAM poursuit une de ses étudiantes en arts visuels pour avoir publié des photos jugées comme étant « indécentes ou pornographiques » en s’exposant avec le logo de l’université, voilà qu’une titulaire d’une maîtrise au même établissement a décidé de poser en lingerie fine avec son diplôme afin d’afficher son soutien à Hélène Boudreau.

Comme l’a très bien expliqué Stéphanie Roussel, qui a terminé une maîtrise en études littéraires en 2018 à l’UQAM, il est impératif de dénoncer cette décision de l’université. C’est donc pourquoi elle a décidé de s’exposer avec de la lingerie fine, tout en prenant bien le soin d’afficher son diplôme.

Deux photos montrent la titulaire d’une maîtrise avec son diplôme, tandis que trois captures d’écran démontrent que l'UQAM a cité le nom de l’étudiante à titre d’exemple de réussite lié à l’établissement. Stéphanie Roussel a déclaré : « L’UQAM se sert régulièrement de mon parcours et de mes réussites pour promouvoir ses programmes en études littéraires. Je suis une bonne étudiante, de celles qui n’ont que des A+ et qui cumulent les bourses, les projets et les cernes. »

Dans le même texte où elle affirme vouloir soutenir Hélène Boudreau, Stéphanie Roussel confie qu’elle a dû se débrouiller comme elle le pouvait afin de financer ses études : « Si j’en fais autant, c’est parce que je viens d’un milieu pauvre et que c’est ma seule chance de réussir. C’est la seule façon que j’ai trouvée pour payer mes études. Parce que l’UQAM, cette université supposément inclusive et fière de prendre part à ce qu’on nomme la « mobilité sociale », coûte cher, et il faut travailler pour y être lorsqu’on n’est pas l’enfant d’un médecin. »

Tout en se portant à la défense de ceux et celles qui doivent subvenir à leurs besoins en devant des travailleurs du sexe, Mme Roussel a exigé de l’UQAM qu’elle change sa façon d’aborder cette réalité avec sa clientèle étudiante : « Il faut que l’UQAM cesse d’instrumentaliser nos corps, que nous soyons ou non sex workers, pour en faire des vecteurs de son succès, et ensuite nous poursuivre lorsqu’on refuse de faire de nos corps ce qu’elle nous dicte, et ensuite nous abandonner lorsque les membres de sa communauté nous harcèlent et nous violent. Le travail du sexe est un travail respectable. Les sex workers sont aussi parfois des étudiant-es et des diplômé-es de l’UQAM, peut-être de futur-es professeur-es, écrivain-es, biologistes, avocat-es. Ce sont des personnes brillantes et sensibles, dignes. »

Rappelons enfin que l’étudiante Hélène Boudreau fait présentement face à une poursuite de 125 000 $.

Source: Facebook · Crédit Photo: Facebook