Nouvelles : Un Québécois survivant de la COVID-19 est harcelé par des complotistes

Un Québécois survivant de la COVID-19 est harcelé par des complotistes

Son calvaire se poursuit.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Un Québécois qui a survécu à la COVID-19 est qui fait partie d'une publicité du gouvernement pour prévenir la propagation se dit harcelé par des complotistes.

En entrevue ce mercredi sur les ondes de QUB Radio, l'homme a fait part des messages haineux qu'il reçoit sur les réseaux sociaux, au micro de Sophie Durocher. 

« Le plus difficile a été la semaine que j'ai passée seul chez moi avec forte température » raconte Francis Brizard. Rappelons que l'homme a passé une douzaine de jours plongé dans le coma alors qu'il était intubé par trachéotomie. 

L'homme qui a passé un mauvais quart d'heure à cause de la COVID-19 continue de vivre des moments pénibles : des complotistes l'accusent de proférer des mensonges au sujet de son état de santé, d'être en fait un acteur en raison du cachet de 2 000 $ reçu pour sa participation au commercial du gouvernement. 

Capture d'écran - Facebook

« Il y a toujours du monde qui va me critiquer, pis y a toujours du monde qui n'y croira pas [...] », regrette le survivant. Il espère néanmoins assumer le rôle de porte-parole des gens qui, comme lui, n'ont plus de travail à cause de la pandémie. 

Plus tôt cet automne, le Journal de Montréal avait rencontré M. Brizard et avait confirmé la véracité des séquelles que conservait l'homme après avoir été malade. 

« Là, les réseaux sociaux le plantent, [les gens] disent que c’est un menteur, un acteur, un manipulateur du gouvernement. C’est la démence totale ! », a dénoncé un ami du survivant, Patrick Grenier, sur QUB Radio. 

Un porte-parle du ministère du Conseil exécutif, Jérôme Thibaudeau, a confirmé également que l'homme avait bel et bien été terrassé par le nouveau coronavirus. « On avait mis M. Brizard en garde, car toute personne qui accepte de participer à une publicité gouvernementale s’expose à des réactions positives ou négatives de la part de citoyens », explique M. Thibaudeau.

De son côté, la professeure en communication à l’Université de Sherbrooke Marie-Ève Carignan n'est pas surprise de la réaction des complotistes. « Les gens vont prendre des bribes d’informations pour nourrir et construire leur propre réalité. Ils s’inspirent de choses qui ne sont pas nécessairement fausses, mais qui sont réinterprétées pour servir leur propre vision des choses », a-t-elle constaté. 

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Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Capture d'écran