Nouvelles : Un Québécois aurait causé la mort de son ex-conjointe durant une crise de jalousie

Un Québécois aurait causé la mort de son ex-conjointe durant une crise de jalousie

Il lui aurait tranché la gorge

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Vincent Boucher aurait causé la mort de son ex-conjointe durant une crise de jalousie, a déclaré la Couronne, lundi matin, à l'occasion de l'ouverture du procès pour meurtre au premier degré, rapporte le Journal de Montréal.  

Le drame est survenu il y a deux ans à Saint-Jean-sur-Richelieu. L'homme de 27 ans est accusé de meurtre au premier degré de Laurie-Anne Grenier, le 15 décembre 2018. 

Le couple se serait rencontré en 2015 durant des rencontres pour une dépendance en toxicomanie, dit le procureur Martin Bourgois, dont les propos ont été rapportés par le Journal de Montréal. Ils se seraient perdus de vue, avant d'entamer une relation à la fin de l'été 2018.   

L'accusé aurait quitté leur appartement entre le 8 et le 13 décembre pour visiter une amie à Montréal. Il serait ensuite revenu pour « tenter de reconquérir Laurie-Anne, en préparant une soirée, alors que leur 4 mois de relation arrivera le 15 décembre », dit Me Bourgeois.

Le jour suivant, il aurait fait le ménage de l'appartement et aurait acheté du vin et des cadeaux. 

« Dans la soirée qui suivra, l’accusé et la victime vont consommer alcool et cocaïne. L’accusé demandera à Laurie-Anne si elle a couché avec quelqu’un pendant son absence. Il comprend de son refus de répondre qu’il est possible qu’elle ait eu une aventure avec un dénommé Charles. Il devient alors fâché contre Laurie-Anne », relate le procureur. 

Le couple se serait ensuite dirigé vers la chambre, où l'accusé aurait essayé d'avoir une relation sexuelle avec sa conjointe et d'avoir une preuve qu'elle lui serait restée fidèle. Laurie-Anne a refusé et Boucher aurait insisté.  

Elle se serait ensuite enfermée dans une chambre avec le cellulaire de son conjoint en disant appeler sa cousine. 

« Il est hors de question pour M. Boucher de retourner en prison. Laurie-Anne reconnaît vouloir appeler la police. Il veut l’en empêcher », poursuit le procureur. 

Il aurait donc attrapé la jeune femme dans la cuisine pour lui ordonner d'arrêter l'appel, en la mettant garde qu'il serait « obligé de faire quelque chose sinon », avant d'empoigner un couteau. 

« Il lui dit qu’il ne peut la laisser aller, car elle va appeler la police. Il ne veut pas retourner en prison, car sa liberté est précieuse. Après lui avoir dit qu’il est désolé et qu’ils vont se revoir au ciel, il lui demande une dernière fois si elle veut appeler la police », ajoute le procureur.

Il lui aurait ensuite tranché la gorge et comme elle ne mourait pas « assez vite », il l'aurait ensuite étranglée. 

« Il l’a poignardée ensuite au cou et au thorax. La victime, qui ne présente aucune plaie de défense, décédera », ajoute le procureur.

Boucher aurait ensuite essayé de mettre fin à ses jours « pour ne pas purger 25 ans de prison ». Il se serait coupé le cou, le poignet, poignardé le thorax et essayé de se pendre avec un sac autour de la tête. 

« Comme rien ne fonctionne, il placera les cadeaux qu’il avait achetés initialement sur le corps de Laurie-Anne et s’endort à ses côtés », ajoute Me Bourgeois.

Le lendemain, il serait allé à Sainte-Adèle, dans les Laurentides. 

« En chemin, l’accusé fera des aveux à sa mère concernant le drame. Il fera des déclarations sur les circonstances des évènements à plusieurs personnes différentes », explique la Couronne. Les policiers de la Sûreté du Québec l'ont arrêté le soir même. 

Le procès de Vincent Boucher durera quatre semaines et sera présidé par le juge Marc-André Blanchard, rapporte le Journal de Montréal.  

Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Facebook