Nouvelles : Un psychoéducateur achète une fillette pour la transformer en son esclave sexuelle

Un psychoéducateur achète une fillette pour la transformer en son esclave sexuelle

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Un psychoéducateur à la retraite a été déclaré coupable de traite de personne après avoir « acheté » une fillette de 8 ans en Afrique dans le but d'en faire son esclave sexuelle à Montréal, rapporte le Journal de Montréal. 

« Le traitement qu’elle a subi aux mains de l’accusé n’est rien de moins que de l’asservissement, puisqu’il l’utilisait comme une marionnette », a déclaré le juge Pierre Labelle lorsqu'il a rendu son verdict à l'endroit de l'homme de 59 ans. 

Sylvain Villemaire avait d'abord attiré l'attention des policiers en lien avec de la pornographie juvénile. Des policiers qui s'étaient rendus à son domicile en 2018 y ont alors découvert une fillette, avant de se rendre compte que l'enfant était victime des envies sexuelles du retraité depuis 2015. Cette année-là, l'homme aurait « acheté » la fillette auprès de sa mère en Afrique. 

« Sa vie a pris un tournant cauchemardesque quelques jours après son arrivée au Canada. Elle devait se soumettre aux pulsions de l’accusé, les gestes se produisaient quelques fois par semaine », a expliqué le juge, dans des propos repris par le Journal de Montréal

Le psychoéducateur aurait même fait signer un « contrat » à la fillette, où il est écrit que l'homme pouvait faire tout ce qu'il voulait d'elle, « comme il veut et quand il le veut. Je m’engage à ne rien divulguer à personne, à qui que ce soit, sur ce qu’il fait de moi », y était-il écrit.

Et si la fillette désobéissait, l'homme lui disait entre autres que sa mère l'avait vendue et qu'une « prostituée lui aurait coûté moins cher », ou que c'était « la moindre des choses qu’elle se soumette », relate le Journal de Montréal. 

La mère de la fillette, toujours en Afrique, semblait bien au courant de la situation et serait même rétribuée pour sa fille. Elle aurait toutefois demandé à Villemaire de « faire attention » à son enfant, car elle était encore vierge. 

« [La victime] a vécu un enfer qu’elle a raconté à la cour. Il avait un contrôle total et complet, elle était sa prisonnière. L’exploitation a perduré jusqu’à l’arrestation de l’accusé », ajoute le juge.

Voici d'ailleurs quelques déclarations faites par le juge et rapportées par le Journal de Montréal :  « Les gestes se répétaient quelques fois par semaine, sauf en quelques occasions. Lorsqu’elle n’écoutait pas ou ne faisait pas ce que l’accusé demandait, il se fâchait, il frappait dans les murs. »

« Lors d’une agression, elle a dit non à l’accusé. Un appel est fait à [la mère] et cette dernière informe sa fille qu’elle doit continuer. »

« [Villemaire] menace de la retourner en Afrique parce qu’elle refuse [une relation]. Elle craignait la réaction de sa mère, qui lui avait dit de continuer de se soumettre. »

« Ce qui motive Villemaire, c’est de perpétuer son contrôle sur la victime. »

« Son désir de se réinvestir dans la vie de la victime, une fois les procédures terminées, laisse pantois. Par quelle logique tordue peut-on même s’imaginer qu’une victime d’agression sexuelle pourrait bénéficier d’une quelconque aide de son agresseur ? » 

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Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Facebook