Nouvelles : Un père de 34 ans atteint d'un syndrome rare se retrouve prisonnier de son propre corps

Un père de 34 ans atteint d'un syndrome rare se retrouve prisonnier de son propre corps

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Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Le Journal de Montréal a dévoilé les témoignages très touchants de la famille d’un jeune père de 34 ans qui est prisonnier de son corps en raison du syndrome de Guillain-Barré.

C’est au retour des Fêtes que Keven Toupin a confié à ses proches qu’il ressentait une lourde fatigue. Par la suite, le jeune père de famille qui venait tout juste de terminer la construction de sa maison a commencé à éprouver des maux de ventre et c’est alors qu’il a consulté à l’hôpital le 27 janvier dernier.

Les examens médicaux n’avaient pourtant rien indiqué qui puisse sembler préoccupant, mais quelques jours plus tard, M. Toupin devait se rendre à nouveau à l’hôpital.

Les spécialistes de l’hôpital Charles-Le Moyne, à Longueuil, lui ont fait subir une ponction lombaire qui a révélé par la suite qu’il était atteint du syndrome de Guillain-Barré, une maladie rare qui s’attaque aux nerfs et cause une paralysie de la tête aux pieds.

La mère de M. Toupin, Monia Maschietto, a expliqué au Journal de Montréal que l’état de son fils a commencé à se détériorer très rapidement après son passage à l’hôpital : « Pendant la nuit, il a voulu se lever pour aller à la salle de bain et ses jambes ont arrêté de fonctionner. Il s’est écrasé par terre. »

La cousine de M. Toupin, Lyssia Dumont, a expliqué pour sa part qu’elle a été en contact avec lui jusqu’à son intubation : « J’ai suivi la dégradation. On pensait qu’il s’en allait là pour une raison banale, qu’il sortirait la journée même. »

La famille de M. Toupin garde toutefois espoir pour lui, même si elle sait que la route vers un retour à la vie normale pourrait être très longue, comme l’a expliqué sa mère : « On se raccroche à l’espoir. On nous a dit qu’il n’y a que 3 à 5 % des patients qui en meurent. Mais c’est un processus de réadaptation qui est extrêmement long. Ça peut prendre des années. La côte est haute. C’est le combat de sa vie, et on n’a pas le droit d’être là pour lui [à cause des mesures sanitaires]. »

Après quelques semaines, les médecins ont d’ailleurs constaté quelques progrès, notamment grâce à un traitement d’immunoglobulines qui a permis à M. Toupin de bouger légèrement les doigts et les pieds.

Enfin, des proches de M. Toupin ont créé une campagne de sociofinancement afin de lui permettre de se concentrer pleinement sur sa guérison.

Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Courtoisie