Nouvelles : Un médecin déclare que les antimasques devraient être soignés en dernier

Un médecin déclare que les antimasques devraient être soignés en dernier

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Alors que les personnes qui ne respectent pas les mesures sanitaires pour limiter la propagation de la COVID-19 peuvent affecter les efforts de toute une population, un docteur estime que ces individus devraient être soignés en dernier s'ils contractent la maladie.

Sur son site web, Le Droit revient sur un la prise de position du docteur Arthur Caplan concernant les personnes qui ne respectent pas les mesures sanitaires. Le bioéthicien, de la faculté de médecine de l’Université de New York, croit que ces individus devraient être soignés en dernier s'ils contractent la COVID-19. «Je ne dis pas qu’on ne devrait pas les soigner. Je dis qu’ils devraient se porter volontaires pour ne pas être les premiers en file, mais plutôt pour être les derniers soignés s’ils sont responsables d’une éclosion locale qui a submergé l’hôpital et entraîné un rationnement».

Selon lui, ces personnes doivent assumer les conséquences de leurs actes. «Une partie du message devrait être que vous êtes libre de choisir. Vous êtes libre de manifester, vous êtes libre d’afficher vos priorités. Mais si vous tombez malade et que vous ne respectez pas les précautions sanitaires de base, vous devriez avoir la fortitude morale de dire, "Je comprends les conséquences et je suis prêt à les accepter"».

Crédit photo: Adobe Stock

Les propos du docteur Arthur ont fait beaucoup réagir. Certains experts, comme le professeur Yann Joly, du Centre de génomique et politiques de l’Université McGill, trouvent qu'il s'agit d'une réflexion qui a le mérite de faire réfléchir. «Son intervention est très intéressante en termes de responsabiliser les gens. Il faut dire aux gens, vous faites des choix et vous avez une certaine responsabilité, et ça je trouve ça intéressant». Toutefois, iI estime qu'il est très difficile, voire même impossible, de savoir précisément qui n'a pas respecté les mesures sanitaires. 

Il y a également un risque de dérive. «Ce serait une pente glissante, je pense, vers un État policier. On a déjà des comportements de dénonciation. Est-ce qu’on aurait des gens qui surveilleraient comment les autres sortent de leur maison? Est-ce qu’ils avaient un masque ou pas, et j’appelle la police s’ils n’en ont pas? Ça peut déraper», explique-t-il. Selon lui, c'est un sujet délicat qui ne doit pas être pris à la légère. «Je pense qu’il faut faire très attention», a-t-il conclu.

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Source: Le Droit · Crédit Photo: Adobe Stock