Nouvelles : Un joueur compulsif conserve le cadavre de sa mère pendant six mois.

Un joueur compulsif conserve le cadavre de sa mère pendant six mois.

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Un homme de 49 ans qui a conservé dans son lit la dépouille momifiée de sa mère pendant six mois a admis hier avoir fait outrage à un cadavre.

Richard Cossette, un homme qui compose avec de graves problèmes de jeu compulsif, a littéralement laissé le corps de sa mère se momifier alors qu'il avait pris le soin de laisser la température de la pièce basse de façon à limiter la décomposition de la dépouille.

Tandis qu'il comparaissait devant le juge Carol Richer au palais de justice de Saint-Jérôme, cette dernière n'a pas hésité à condamner les gestes qu'il a posés: "C’est un manque de respect important vis-à-vis de votre mère. On ne fait pas ça à celle qui vous a donné la vie... la momifier. [...] Peu importe les raisons, ça dépasse l’entendement !"

Selon ce qu'a relaté à la cour Me Stéphanie Gilbert, de l’aide juridique, c'est Richard Cossette qui se serait dénoncé lui-même en janvier 2019 après qu'il ait croisé son père par hasard. Le fils avait alors expliqué à son père que Wendy Cossette-Woodside était décédée dans son sommeil en juillet 2018, tout en précisant qu'elle se trouvait toujours dans sa chambre à coucher.

Puisque le père avait des antécédents en tant que policier, ce dernier n'a donc pas tardé à contacter les autorités pour afin de leur signaler la situation. 

Me Caroline Buist, de la Couronne, a expliqué à la cour: "Il n’y a pas eu de négligence envers madame, ni de maltraitance. [...] Mais ce n’est pas juste par amour qu’il a fait ça. Il avait le désir de demeurer seul à la maison, oisif, en écoutant des émissions sportives à la télévision pour parier ensuite."

Alors que l'accusé a reconnu ses torts devant la cour tout en confiant qu'il souhaitait ainsi recevoir les chèques de rente de sa mère qui sont estimés à environ 1500 $ par mois: "Si je perds mon loyer, je perds tout. Ça aurait été pire que ce qui m’arrive en ce moment [le processus criminel]. [...] Mettez-vous à ma place, vous n’auriez pas pris une décision qui vous aurait mis à la rue."

Richard Cossette a finalement été condamné à une probation de trois ans, assortie de 240 heures de travaux communautaires.

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Capture d'écran