Nouvelles : Un homme reconnu coupable de viol pour avoir retirer son condom en pleine relation.

Un homme reconnu coupable de viol pour avoir retirer son condom en pleine relation.

Cette pratique est maintenant reconnue comme étant criminelle.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Un homme qui a retiré un condom au cours d’une relation sexuelle, et ce, à l’insu de sa partenaire, a été reconnu coupable de viol.

Le « stealthing » (furtivité en français) est une pratique méconnue du grand public qui consiste à retirer un préservatif à l’insu ou sans le consentement d’une partenaire.

Voilà donc qu’en Nouvelle-Zélande, cette pratique est maintenant reconnue comme étant criminelle.

L’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, devra comparaître dans les prochaines semaines afin de connaître la peine qui lui sera imposée.

Le New Zealand Herald a confirmé qu’il s’agissait du tout premier verdict de culpabilité à être lié au « stealthing ».

La Dre Samantha Keene, de l’Université Victoria de Wellington, s’est d’ailleurs réjouie de ce verdict qu’elle a qualifié d’historique : «  Le retrait d’un préservatif pendant les rapports sexuels expose les personnes impliquées dans cette activité à des risques pour la santé, donc les infections sexuellement transmissibles, le VIH et lors des rencontres hétérosexuelles, les grossesses non intentionnelles. »

Toujours selon la Dre Keene, ce verdict de culpabilité encouragera probablement d’autres victimes de cette pratique à dénoncer ce qu’elles ont subi.

Les chercheurs du Melbourne Sexual Health Centre avaient mené une étude en 2018 qui avait révélé qu’une femme sur trois et un homme sur cinq ayant des rapports sexuels avec des hommes ont admis avoir pratiqué le « stealthing » pendant leurs rapports sexuels.

L’autrice de cette étude, Alexandra Brodsky, avait expliqué au média The Indepedent qu’il était essentiel que la population connaisse l’existence de cette pratique afin que les victimes soient en mesure de l’identifier et de la dénoncer : « Non seulement les représentations de la culture pop du retrait non consensuel du préservatif, mais aussi la discussion de son impact peuvent vraiment être puissantes, à la fois dans la sensibilisation et dans la formation aux survivants d’un vocabulaire pour exprimer ce qui leur est arrivé. »

Enfin, Mme Brodsky a conclu en insistant sur l’importance d’informer la population quant à ces pratiques qui doivent être dénoncées en déclarant : « Sans langage, sans médias, sans représentations, je pense qu’il est facile pour les survivants de se sentir comme s’ils étaient la première personne à subir cela. »

Source: Lad Bible · Crédit Photo: iStock