Nouvelles : Le travail au noir dans les CHSLD fait l'objet d'une vaste enquête

Le travail au noir dans les CHSLD fait l'objet d'une vaste enquête

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Des CHSLD qui emploieraient illégalement des travailleurs migrants en les payant en argent comptant feraient présentement l'objet d'une vaste enquête.

C'est Christiane Bigras, directrice générale du Comité paritaire de l’entretien d’édifices publics, qui a confirmé que les autorités se pencheraient sur cette affaire: "On est en train de mener une enquête concernant le travail au noir dans les CHSLD. Ce sont des enquêtes qui sont longues et nous n’allons pas dévoiler publiquement nos méthodes."

On parle d'une vaste enquête, puisque celle-ci vise de nombreux établissements qui sont situés dans diverses régions de la province.

Le journal La Presse a indiqué avoir appris d'une de ses sources que l’entreprise Pro-Max serait justement dans la mire de cette enquête. Au cours de la pandémie, Pro-Max a fourni des travailleurs d’entretien ménager au CHSLD de Dorval, au Centre d’hébergement Lachine, au Centre d’hébergement Nazaire-Piché, au Centre d’hébergement de LaSalle et à l’ex-Hôpital général de Lachine.

Selon ce qu'ont affirmé des employés d'entretien ménager, ceux-ci ont aperçu à plusieurs reprises des travailleurs au noir dans divers établissements publics relevant du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Crédit photo: Adobe Stock

La Presse a même rencontré un demandeur d'asile mexicain qui affirme avoir fait le ménage d’un CHSLD du réseau public. L'homme a expliqué avoir travaillé jusqu’à sept jours par semaine, parfois jusqu’à 12 heures par jour, à un taux horaire de 13 $.

Comme Pro-Max n'est pas sous contrat avec le CIUSSS, c'est GDI, une entreprise cotée en Bourse et solidement établie sur le marché, qui est responsable du mandat d'entretien ménager, or l'entreprise a confié avoir dû recours à Pro-Max en raison du contexte de pandémie. Jocelyn Trottier, président de GDI Services pour le Québec, a expliqué: "La sous-traitance représente une infime partie de nos opérations, ce n’est pas le modèle privilégié par l’entreprise, notamment parce que ça nous coûte plus cher que d’utiliser nos propres salariés. Mais il y a un contexte particulier avec la COVID-19 et les besoins ponctuels urgents qui varient de jour en jour dans divers établissements de santé. Donc parfois, nous n’avons pas eu le choix d’utiliser un fournisseur de services comme Pro-Max."

GDI a confirmé cette semaine que l'entreprise mènerait une enquête interne sur les pratiques de son sous-traitant.

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Source: La Presse · Crédit Photo: Adobe Stock