Nouvelles : Le propriétaire d'un bistrot met fin à ses jours à l'intérieur de son établissement

Le propriétaire d'un bistrot met fin à ses jours à l'intérieur de son établissement

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

La fermeture des cafés et restaurants fait mal aux restaurateurs. Et pour le sympathique patron de l'Estaminet, Rudy Noël, c'était trop. Il s'est donné la mort entre les murs de son établissement dans les Vosges, rapporte Le Parisien. 

Le 13 janvier dernier, le président Emmanuel Macron a reçu à l'Élysée les maîtres boulangers pour célébrer la fête des Rois. Dans son discours, il a abordé « tous les métiers qui continuent de souffrir » à cause des restrictions sanitaires en vigueur. Il a ajouté avoir « une pensée toute particulière pour certains secteurs qui continuent d'être fermés », dont les « restaurateurs » et « tous les métiers de la gastronomie », les « cafetiers » et les « hôteliers ». « Nous nous retrouvons aujourd'hui, alors que ce que je suis en train de décrire, s'est illustré ce matin de manière absolument tragique dans les Vosges avec un restaurateur qui s'est suicidé », a-t-il poursuivi, en ayant « une pensée pour Monsieur Noël, sa famille et tous ses collègues ».

Rudy Noël avait 43 ans au moment de son décès, et était le père de trois enfants, dont le cadet n'était âgé que de cinq ans. 

« Son bar, c'était toute sa vie. C'était un vrai bistrotier. Être privé de sa passion, ça le touchait forcément. Il aimait être avec les gens. Il mettait toujours du cœur dans ce qu'il entreprenait, alors ne plus pouvoir le faire, ça lui a brisé le cœur », a expliqué au Parisien le député (groupe UDI et Indépendants) Christophe Naegelen, qui connaissait « très bien  » M. Noël. 

« Cet acte lui appartient, c'est son choix, il faut le respecter, être dans l'acceptation, même si c'est révoltant, même si on est dans une peine immense. Je veux retenir tout ce qu'il a fédéré autour de lui, toutes ces petites graines de partage qu'il a semées et faire en sorte que, demain, tout cela germe à nouveau et rejaillisse », a déclaré la voix tremblante le directeur du camping du Mettey à Vagney, Éric Legros. Il considérait le défunt « comme son frangin ». 

Celui qui était connu comme un « boute-en-train » a généré une onde de choc dans sa région. Des centaines d'habitants sont venus se recueillir devant l'église de la commune durant ses funérailles. 

« On n'est pas dans sa tête », a déclaré un de ses confrères, qui souligne toutefois que le contexte de la pandémie a « renforcé » son mal de vivre, qu'il cachait devant ses nombreux clients. 

Source: Le Parisien · Crédit Photo: Facebook