Nouvelles : LCI met un terme aux chroniques d'Alain Finkielkraut en raison de ses propos sur l'affaire Duhamel.

LCI met un terme aux chroniques d'Alain Finkielkraut en raison de ses propos sur l'affaire Duhamel.

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Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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La chaîne de télévision LCI a annoncé qu’elle avait mis fin aux chroniques d’Alain Finkielkraut, à la suite des propos qu’il a tenus en lien avec l’affaire Duhamel.

La chaîne info du groupe TF1 a été très claire en indiquant dans un communiqué que « Suite aux propos tenus par Alain Finkielkraut hier [lundi] soir sur son antenne, la direction de LCI a décidé d’arrêter les chroniques du philosophe ».

C’est dimanche, dans 24h Pujadas, que le chroniqueur s’est exprimé au sujet de l’affaire Olivier Duhamel, un homme qui fait face à de graves accusations pour des viols incestueux sur son beau-fils qui sont survenus dans les années 1980.

Alors qu’il commentait l’affaire déjà très délicate, Alain Finkielkraut a déclaré : « Quand on essaye de savoir s’il y a eu consentement, une forme de réciprocité, on vous tombe immédiatement dessus. »

Ces propos ont aussitôt fait réagir David Pujadas qui a rappelé que la victime était « un enfant de 14 ans », ce à quoi l’académicien a répliqué : « Et alors ? D’abord, on parle d’un adolescent, c’est pas la même chose. Et pour spécifier le crime, il faut savoir s’il y a eu consentement ou non. A chaque fois que vous voulez faire une distinction ça apparaît comme une absolution, à chaque fois que vous recherchez la spécificité on vous accuse à peu près de complicité de crime. »

Lors d’une entrevue avec l’AFP, Alain Finkielkraut a réagi à son congédiement en affirmant : « Quand on m’a annoncé que j’étais viré, je suis tombé des nues. Ce que je dis est critiquable, peut-être, à certains moments. Mais ce que je dis est irréprochable (…) Je suis congédié comme un malpropre. On arrête ma chronique, et circulez on ne discute pas. Je trouve ça très injuste, mais malheureusement très révélateur d’une époque où c’est dans la presse que se recrutent les pires ennemis de la liberté de pensée. »

L’essayiste a ajouté avant de mettre fin à l’entrevue : « Je vais réfléchir, au moins voir s’il y a une issue du côté des prud’hommes (…) Je ne sais pas du tout de quelle nature est le contrat que j’ai signé avec LCI, je ne comprends pas grand chose à toutes ces choses-là, mais je vais réfléchir. »

Enfin, LCI a rappelé dans son communiqué « qu’elle fait du débat d’idées, argumenté et respectueux, une priorité de sa ligne éditoriale. Quotidiennement, LCI s’attache à mettre en perspective des faits d’actualité avec le regard d’invités aux opinions plurielles et aux sensibilités multiples. »

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Source: 20 Minutes · Crédit Photo: Flickr / Jérémy Barande