Nouvelles : La police effectue un premier barrage policier afin d'attraper les consommateurs de cannabis.

La police effectue un premier barrage policier afin d'attraper les consommateurs de cannabis.

Dès le premier jour!

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Quelques heures seulement après l'ouverture des premières succursales du la Société québécoise du cannabis (SQDC) ainsi que l'entrée en vigueur de la légalisation du cannabis, voilà que les policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) n'ont pas perdu de temps! En effet, ceux-ci ont installé un barrage routier dans l'espoir de pincer des consommateurs de cannabis qui auraient été tentés de prendre le volant sous l'effet du fameux stupéfiant.

Les policiers ont joué de transparence en expliquant aux médias que le barrage routier avait été installé spécialement à l'occasion de cette journée historique. Ainsi, c'est confirmé: ce n'était aucunement un hasard!

Le barrage en question a été installé de 21 h 30 à 22 h 30 sur le boulevard Wilfrid-Hamel, à L’Ancienne-Lorette.

Le SPVQ a bien précisé que son intention n'était pas nécessairement de remettre des contraventions ou de pénaliser les consommateurs de cannabis. En fait, avec cette opération, la police souhaitait mener un exercice de sensibilisation auprès des conducteurs afin de s'assurer que ceux-ci puissent comprendre le plus rapidement possible qu'une politique de tolérance zéro s'applique quant au cannabis et à la conduite automobile.

En effet, comme le stipule clairement la loi québécoise, il est "interdit à toute personne de conduire un véhicule routier ou d’en avoir la garde ou le contrôle en étant sous l'influence de la marijuana ou de toute autre drogue.".

À cet effet, Mélanie Jobin, porte-parole au SPVQ, a déclaré: "Oui, c’est certain qu’avec la légalisation qui a eu lieu hier [mercredi], les policiers ont été présents sur les routes pour vérifier autant l’alcool que la présence de drogue".

Le barrage routier a mobilisé une douzaine d'agents et sur les 200 conducteurs qui ont été interceptés lors de l'opération, aucun d'eux n'avait les facultés affaiblies. Ainsi, ceux et celles qui suspectaient le SPVQ d'avoir voulu faire un coup d'argent devront changer leur fusil d'épaule!

D'ailleurs, il y a une certaine zone grise qui entoure la supervision des conducteurs quant à la consommation de cannabis, car étant donné que les policiers ne sont pas encore équipés d'outils de mesure comme ceux qui servent à calculer le taux d'alcool dans le sang des conducteurs, les policiers doivent donc se fier à leur jugement afin d'évaluer si le conducteur ou la conductrice devant eux a les facultés nécessaires afin de prendre le volant.

Un appareil salivaire a été homologué par le gouvernement fédéral, or il semblerait que les services de police du Québec n'ont pas acheté de nombreux exemplaires.

Étienne Doyon, porte-parole au SPVQ, explique que les services de police de la province doutent de l'efficacité de cet appareil: "C’est un appareil qui est assez gros en volume, qui doit être à une certaine température, etc. Les policiers, dans le cadre de leur travail, ont besoin d’un appareil qui va être, aussi, pratique. On évalue présentement nos possibilités pour d’autres appareils".

Alors la prochaine fois que vous consommerez du cannabis, tenez-vous loin du volant pendant quelques heures! On ne sait jamais quand un barrage routier vous attendra au prochain détour!

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Source: Journal de Québec · Crédit Photo: Courtoisie