Nouvelles : La femme assassinée à Québec disait craindre son conjoint.

La femme assassinée à Québec disait craindre son conjoint.

« Je sentais que quelque chose ne tournait pas. » dit une amie et confidente de la victime

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Le Journal de Montréal a révélé que Nathalie Piché, la treizième victime de féminicide, disait craindre son conjoint.

Une amie et confidente de la victime, Cindy H., a expliqué que Nathalie Piché craignait depuis longtemps que son conjoint ne finisse par commettre l’irréparable : « Je sais qu’il l’avait déjà frappée. Elle était victime de violence conjugale, elle me l’a dit. »

Nathalie Piché avait fait la connaissance de son conjoint, Noureddine Mimouni, à l’automne dernier. Quelques mois plus tard, le couple allait se marier, mais plusieurs proches de la femme de 55 ans voyaient déjà cette union d’un mauvais œil, comme l’a raconté Cindy H. : « Quelques semaines après le mariage, elle a découvert qu’il s’affichait sur des sites de rencontres pour avoir des aventures avec des jeunes femmes. Elle me disait qu’il n’était pas attiré vers elle, mais vers les plus jeunes. Elle était triste lorsqu’elle a réalisé qu’il l’avait mariée pour les papiers [pour obtenir sa citoyenneté canadienne]. »

Par la suite, Nathalie Piché avait porté plainte contre Mimouni au Service de police de la Ville de Québec, mais l’homme de 33 ans avait été libéré sous conditions.

La situation s’est ensuite aggravée et Nathalie Piché a rapporté à son amie que le couple traversait de nombreuses disputes. Pour ajouter au cauchemar de Nathalie Piché, elle subissait aussi de la violence verbale et physique.

Cindy H. a conseillé à de nombreuses reprises à son amie de divorcer : «Je savais qu’il fouillait dans son téléphone. Après lui avoir dit ça, j’ai été bloquée et je n’ai plus eu de nouvelles. Je sentais que quelque chose ne tournait pas. »

Au même moment, le propriétaire de l’immeuble où vivait la victime avait reçu deux plaintes au sujet du couple en raison de violentes disputes. Cindy H. a raconté : « Elle l’a souvent mis dehors, mais elle se cachait, cachait sa voiture, elle avait peur qu’il revienne. Puis, elle le prenait en pitié et finissait par le reprendre. Elle l’aimait. Elle me disait qu’il était bon comédien, qu’il savait comment l’avoir chaque fois. »

C’est dans la nuit de lundi à mardi que l’irréparable s’est produit. Le corps inanimé de Nathalie Piché a été retrouvé vers 2 h du matin dans son appartement du 3325, avenue Duval à Limoilou.

Il s’agit du treizième féminicide dans la province depuis le début de l’année.

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Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Capture d'écran