Nouvelles : L'homme accusé de harceler la soeur d'Eugénie Bouchard se défend d'avoir été agressif

L'homme accusé de harceler la soeur d'Eugénie Bouchard se défend d'avoir été agressif

Pourtant, il lui a écrit des messages comme «Je vais te p**** dans le c***»

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Danny Arsenault, l’homme de 42 ans qui est jugé pour avoir envoyé des centaines de messages à Charlotte Bouchard, prétend qu’il n’a fait aucun harcèlement criminel.

Alors que Danny Arsenault a admis être l’auteur des nombreux messages qui ont été envoyés à Charlotte Bouchard, le livreur de 42 ans s’est défendu mardi au palais de justice de Montréal d’avoir été menaçant dans les propos qu’il a tenus : « Je m’excuse, mais Mme Bouchard n’est pas en danger. Je n’ai jamais été agressif. C’est complètement absurde. »

L’homme qui fait face à des accusations pour harcèlement criminel et communications harcelantes a expliqué devant la juge Silvie Kovacevich qu’il n’a jamais eu l’intention de faire peur à Charlotte Bouchard.

 « Les sœurs Bouchard, c’est un phénomène à l’époque. J’avais 35 ans, célibataire... je m’excuse. Je ne suis pas le modèle type de gens qui font du trouble sur les réseaux sociaux, ce qu’on appelle des trolls. Ce n’est pas du tout mon cas. [...] Elle est un symbole intouchable. C’est, de ma part, une tentative d’approche. Et je pense qu’elle a volontairement maintenu la porte ouverte. »

Bien que M. Arsenault ait déjà été diagnostiqué en tant que schizophrène paranoïde, l’accusé a indiqué qu’il n’avait pas l’intention d’évoquer des problèmes de santé mentale pour sa défense.

L’avocat Me Charles Doucet a expliqué pour sa part qu’il souhaite un jugement qui déterminera enfin que le fait de « bloquer » une personne sur un réseau social sera maintenant considéré comme étant un message clair indiquant qu’on souhaite mettre fin à une communication: « Des gens n’ont pas un droit, derrière leur ordinateur, de dire tout ce qu’ils veulent sans impunité. C’est pour ça que nous sommes là aujourd’hui. »

Enfin, Me Doucet a insisté sur la teneur des messages qui ont été envoyés à Charlotte Bouchard, faisant notamment remarquer que ceux-ci allaient bien au-delà de la simple maladresse.

« M. Arsenault lui a notamment écrit : « Je vais te p**** dans le c*** ». Si je croise une fille sur la rue et que je lui dis ça, ça peut constituer du harcèlement criminel. Eh bien, dans ce dossier, nous en avons des centaines et des centaines de commentaires comme celle-ci. »

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: La Presse · Crédit Photo: Instagram