Nouvelles : Il meurt de la COVID-19 après avoir été infecté par son épouse préposée aux bénéficiaires

Il meurt de la COVID-19 après avoir été infecté par son épouse préposée aux bénéficiaires

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Une préposée aux bénéficiaires qui a vraisemblablement contaminé son mari à la COVID-19 s'en veut de l'avoir « tué » malgré elle, rapporte le Journal de Montréal

« Il aurait pu faire encore un bout avec moi, mais c’est la COVID qui l’a achevé », explique au quotidien montréalais Guylaine Minier au sujet de son mari depuis 27 ans, André Lainesse, âgé de 83 ans. 

L'homme est décédé le 30 décembre dernier et depuis cette date, Mme Minier vit avec un sentiment de culpabilité. « C'est moi qui l'ai tué. J'ai amené ça à la maison », a-t-elle raconté en pleurant. 

La dame travaille comme préposée aux bénéficiaires à Mont-Tremblant depuis 21 ans, et était aussi aidante naturelle pour son époux, qui était atteint de problèmes cardiaques et d'arthrose. 

« C’était ma plus grande anxiété de ramener ça [la COVID-19] ici [à la maison] », ajoute-t-elle.

Le pire scénario est survenu peu avant les Fêtes, le 17 décembre, alors qu'elle a obtenu un résultat positif à son test de dépistage sur son lieu de travail. 

« Je me suis mise à pleurer toutes les larmes de mon corps. L’anxiété a monté en flèche, se souvient-elle. Je me suis sentie très fatiguée, j’avais des maux de tête, perte d’odorat, d’appétit et beaucoup de fièvre ».

Malheureusement, son mari a également commencé à avoir des symptômes de la maladie, avant d'être transféré aux soins palliatifs. « Il s’est mis à tousser, il était confus. Sa respiration était difficile. Je voyais bien que là, c’était la descente aux enfers. Je le savais bien que c’était un point de non-retour », explique Mme Minier, qui ajoute avoir également dû elle-même être hospitalisée. « Je faisais juste pleurer, je n’avais plus d’énergie, je n’avais plus de force », dit-elle.

Elle a toutefois réussi à obtenir son congé deux jours plus tard, et pu dire adieu à son mari. « Ça me déchirait de devoir le quitter, mais je devais me reposer. [...] Il m’a parlé une fois et ensuite, il a perdu l’esprit. Il était très en douleurs. Je me suis penchée et je lui ai dit : je t’aime mon amour, tu peux partir, je te laisse partir », dit Mme Minier, qui n'était toutefois pas à ses côtés au moment de son décès. 

Elle est aujourd'hui de retour au travail, non seulement pour briser la solitude, mais également pour « donner et recevoir de l'amour ». Elle tient d'ailleurs à sensibiliser les Québécois à ne pas relâcher les mesures. « Il faut toujours être vigilant. C’est notre responsabilité », résume-t-elle.

Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Courtoisie