Nouvelles : Il garde son emploi de pompier après avoir agressé une adolescente

Il garde son emploi de pompier après avoir agressé une adolescente

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Une jeune fille agressée sexuellement par un pompier en Montérégie s'indigne du fait que l'homme ait gardé son emploi comme pompier durant plus de trois mois après avoir reconnu sa culpabilité, rapporte le Journal de Montréal. 

« Ça me fâche, c’est un acte criminel que j’ai vécu. Il m’a agressée. Il n’a plus sa place là », dénonce au quotidien montréalais la victime de Sébastien Perreault, dont l'identité ne peut être dévoilée, en vertu d'un ordre de la cour. 

Rappelons que le 14 décembre dernier, l'homme de 36 ans a plaidé coupable à une accusation de contacts sexuels sur une adolescente de moins de 16 ans, au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Perreault, qui était une connaissance de la mère de la jeune fille, aurait fait des attouchements à plusieurs reprises, et même eu une relation complète avec l'adolescente pour ses 14 ans, qui en a vomi son gâteau d'anniversaire quelques heures plus tard. 

« L’accusé a tendance à attribuer à la victime une initiative de plusieurs gestes à caractère sexuel et à mettre la faute sur cette dernière », a fait savoir au juge la procureure de la Couronne Me Claudie Gilbert.

Celui qui travaillait comme pompier à la Régie intermunicipale de sécurité incendie de la Vallée-du-Richelieu (RISIVR) travaillait auparavant pour la Ville de McMasterville. 

C'est en janvier 2020 qu'il a été arrêté à la caserne par les policiers, avant d'être accusé et remis en liberté sous conditions. 

L'homme n'a toutefois jamais été suspendu de son travail par la suite. 

« On enclenche une enquête interne rapidement pour porter les actions nécessaires », a affirmé au Journal de Montréal Pierre-Damien Arel, directeur à la RISIVR, en ajoutant qu'il n'était pas aux faits des accusations visant l'un de ses pompiers. 

Perreault a officiellement démissionné le 30 mars dernier. 

Certains employés de la RISIVR ont toutefois fait part au quotidien montréalais de leur malaise quant à la présence de Perreault dans plusieurs casernes après qu'il eut reconnu les faits. 

« Il pouvait encore être en contact avec des jeunes. Je trouve ça plate que la direction n’avait pas fait une enquête adéquate », déplore sa victime, aujourd’hui âgée de 17 ans.

Perreault retournera devant les tribunaux en juin.

Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Courtoisie