Nouvelles : Deux policiers condamnés à deux ans de prison pour avoir frappé un adolescent sans raison

Deux policiers condamnés à deux ans de prison pour avoir frappé un adolescent sans raison

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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La cour d'appel d'Aix-en-Provence a décidé du sort de deux policiers marseillais qui avaient roué de coups un adolescent de 16 ans en les condamnant à trois ans de prison, dont deux ferme. Ceux-ci ont été également condamnés à ne plus pouvoir exercer leur métier.

C'est mardi que le brigadier-chef Lionel Pourtalet et le gardien de la paix Thomas Bagnus ont été informés qu'ils passeraient au moins les deux prochaines années derrière les barreaux. 

Leur avocat, Me Gérald Pandelon, a annoncé qu'il envisageait "le pourvoi en cassation", après avoir toutefois reconnu que la peine prononcée en première instance qui était de quatre ans de prison, dont deux fermes, avait été allégée d'une certaine façon: "Elle a cependant alourdi la peine complémentaire en leur interdisant d'exercer définitivement, ce qui est incohérent."

Pour sa part, l'avocat général Denis Vanbremeersch avait fait remarquer lors de son réquisitoire en septembre qu'il n'aurait "pas demandé" l'interdiction d'exercer si les deux accusés "avaient reconnu les faits". Les deux accusés continuent cependant de rejeter les accusations de violence et assurent même ne pas avoir rencontré la victime, Ishaq.

C'est alors que la victime rendait visite à son frère à Marseille, en date du 20 février 2018, qu'elle a été frappée à coups de pied et de poing après avoir fait des courses dans une épicerie de nuit.

La victime avait été contrainte par ses agresseurs de s'éloigner au fond d'une impasse où elle avait été ensuite rouée de coups.

Un épicier qui a vu la victime après l'agression a confirmé avoir remarqué l'équipage de police sur les lieux du crime.

C'est grâce à la description du véhicule et des fonctionnaires que les deux suspects ont pu être identifiés. Les enquêteurs avaient ensuite retrouvé de l'ADN des deux suspects sur des éléments présents sur la scène de crime, dont un stylo siglé Alliance (un syndicat de police) que ce dernier avait laissé tomber sur place, ainsi que sur une manche du survêtement de la victime.

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Source: Le Parisien · Crédit Photo: Capture d'écran