Nouvelles : Deux amies nettoient ramassent les masques jetables dans les rues de Montréal

Deux amies nettoient ramassent les masques jetables dans les rues de Montréal

« Ça se ramasse dans les égouts et ça finit dans les océans »

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Alors que le port du masque est devenu obligatoire dans tous les lieux publics intérieurs, plusieurs personnes portent des couvre-visages jetables, mais s'en débarrassent en les jetant simplement dans la rue. Deux Montréalaises ont décidé de prendre la situation en main et de nettoyer les rues de leur quartier, rapporte le Journal de Montréal. 

« Je ne suis pas toujours d’accord avec le gouvernement, mais ça me sert à quoi d’aller manifester ? J’ai décidé de transformer toute cette énergie négative en quelque chose de positif », fait savoir au quotidien montréalais Elizabeth Barbosa. La dame a perdu son emploi à cause de la pandémie. Elle travaillait auparavant dans un organisme de charité. 

Sa meilleure amie, Alcina Lopes, souffre de son côté d'un épuisement professionnel, comme plusieurs de ses collègues du secteur de la santé. 

Les deux femmes âgées dans la cinquantaines ont donc décidé de passer le temps en faisant de longues randonnées dans le quartier Villeray, où elles résident. C'est d'ailleurs durant l'une de leurs promenades qu'elles ont constaté la quantité impressionnante de masques chirurgicaux jetés par terre. 

« Ça se ramasse dans les égouts et ça finit dans les océans. Ça prend des centaines d’années à se décomposer », dénonce Mme Barbosa. 

Elle et son amie ont donc commencé à ramasser les masques dans le parc Jarry et les rues environnantes avec une pince. 

« Depuis décembre, on en a ramassé environ 1400. Et depuis que la neige fond, on en trouve plus de 200 par jour, même si on ne fait ça qu’une heure environ cinq fois par semaine. Imaginez combien il y en a ! » constate Mme Barbosa. 

Si les déchets qu'elles ramassent termineront sans doute dans les poubelles, les deux femmes estiment que c'est tout de même un sort moins polluant que dans les rues. 

« Il aurait fallu que le gouvernement homologue des couvre-visages réutilisables aussi efficaces que les masques jetables », explique au Journal de Montréal Coralie Barbier, porte-parole de la campagne contre la pollution plastique chez Greenpeace Canada.

Selon l’International Solid Waste Association, la consommation de plastique jetable a connu une hausse variant entre 250 % et 300 % à travers la planète depuis le début de la pandémie.

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Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Adobe Stock