Nouvelles : Des tiques “géantes” qui peuvent courir après leur proie se propagent en Europe

Des tiques “géantes” qui peuvent courir après leur proie se propagent en Europe

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Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Des tiques « géantes », aussi connues sous le nom Hyalomma marginatum, se retrouvent de plus en plus en Europe du Nord dont le sud de la France. 

Ces tiques peuvent courir après leur proie pendant plus de 10 minutes ou encore 100 mètres. Deux fois plus grandes que les tiques Ixodes ricinus, elles préfèrent traquer les gros animaux plutôt que de les attendre. Ces tiques détectent les vibrations, un dégagement de dioxyde de carbone ou encore la chaleur corporelle d'un être vivant pour ensuite courir vers leur victime et s'y accrocher. 

Ces tiques surtout présentent en Afrique du Nord s'installent aussi sur des oiseaux migrateurs sur lesquels elles copulent. Elles peuvent rester sur leur victime jusqu'à 30 jours tout en se nourrissant. Lorsque les femelles sont enceintes, elles se laissent tomber au sol et peuvent pondre jusqu'à 7 000 oeufs avant de mourir. 

Une fois accrochées, ces tiques peuvent transmettre la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. 

« L'apparition des symptômes est brutale : fièvre, myalgies (douleurs musculaires), vertiges, raideur et douleurs de la nuque, douleurs dorsales, céphalées, yeux sensibles et photophobie », peut-on lire sur Wikipédia. « On observe parfois au début des nausées, des vomissements et un mal de gorge, s'accompagnant éventuellement de diarrhées et de douleurs abdominales. Dans les jours qui suivent, le patient peut présenter de brutales sautes d'humeur et parfois de la confusion et de l'agressivité. Après deux à quatre jours, la somnolence, la dépression et la lassitude remplacent l'agitation et les douleurs abdominales viennent se localiser dans le quadrant supérieur droit, avec une hépatomégalie à la palpation (augmentation du volume du foie). D'autres signes cliniques apparaissent : tachycardie (accélération du rythme cardiaque), adénopathies (tuméfaction des ganglions), éruption pétéchiale (éruption provoquée par des hémorragies dans la peau) à la fois sur les muqueuses, comme dans la bouche ou dans la gorge, et sur la peau. Les pétéchies peuvent aboutir à la formation d'ecchymoses (lorsqu'elles couvrent une plus grande surface) et d'autres phénomènes hémorragiques, comme le méléna (hémorragie de l'intestin grêle entrainant l'émission de sang noir dans les selles), l'hématurie (sang dans les urines), des épistaxis (saignements de nez) et des saignements de gencives. Les sujets les plus gravement atteints peuvent développer une insuffisance hépatique, rénale et pulmonaire à partir du cinquième jour de maladie. »

Le taux de mortalité se chiffre à environ 40 % d'après  l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

Il n'existe aucun vaccin contre cette maladie. Heureusement, aucun cas n'a été détecté dans la région pour le moment. 

D'après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM), ces tiques ont été identifiées dans le village d’Odoorn, au nord des Pays-Bas, ainsi que dans la région de l’Achterhoek, en juillet. Depuis 2012, une cinquantaine de spécimens ont été recensés en Finlande, au Royaume-Uni, et dans une partie des côtes méditerranéennes françaises. 

Pour vous protéger de ces « tiques géantes », suivez les mêmes règles que pour les autres tiques. C'est à dire qu'il vaut mieux porter des vêtements longs, si possible élastiqués aux extrémités, lorsque vous vous baladez en forêt. De plus, il est toujours bon d'utiliser un répulsif anti-moustiques, mais il faut savoir que ces produits sont moins efficaces contre les Hyalomma marginatum que contre les Ixodes ricinus.

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Source: LCI · Crédit Photo: Capture d'écran