Nouvelles : Des Québécois persuadés d'avoir été arnaqués lors d'un voyage à Cuba

Des Québécois persuadés d'avoir été arnaqués lors d'un voyage à Cuba

Des vacances qui ont tourné au cauchemar

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Des Québécois qui ont voulu s'évader quelques jours à Cuba ne pensaient pas que leur voyage virerait au cauchemar. Is ont raconté au quotidien Le Devoir que même en étant doublement vaccinés ils ont subi un test de dépistage dont le résultat a été positif, les forçant à payer pour une radiographie des poumons et un deuxième test dans un « hôpital-hôtel », ce qu'ils soupçonnent d'être une « arnaque ».  Claudia Gagné s'est rendue il y a deux semaines à Cuba avec son mari, après avoir acheté un forfait de Vacances Air Canada sur le site Voyage à rabais. 

Une fois arrivés à l'aéroport de Varadero, ils ont passé un test, comme l'exige le pays. Mais 24 heures plus tard, des hommes frappent à la porte de leur chambre d'hôtel. « Ils me disent : “You’re positive, you’re positive! ” raconte Claudia Gagné. Je demande qui est positif, mon mari ou moi. Il [l’un d’eux] fait : “Je ne le sais pas. ” L’autre gars, avec un walkie-talkie, appelle et finit par me dire deux secondes après : “C’est vous, Madame. ” », se souvient-elle, en entrevue au Devoir. Elle ajoute qu'il était impossible pour elle d'obtenir une preuve de son résultat positif. 

Après un deuxième résultat positif, elle a dû passer une radiographie des poumons et un autre test de dépistage, le tout pour 90 $ américains à ses frais. Deux jours plus tard, un test est revenu avec un résultat négatif.

La dame réclame aujourd'hui un remboursement de son voyage, certaine qu'elle n'a jamais eu la COVID-19. 

Karine Belleville a vécu une expérience similaire et crie à « l'arnaque ». Elle était en compagnie d'une autre personne à l'hôtel. « On n’habite pas ensemble, on ne s’est pas vues depuis au moins dix jours, on vient juste de prendre l’avion ensemble. Ça se peut que les deux, on soit testées positives. Mais en tout cas, les chances seraient vraiment minimes parce qu’on a été vaccinées », soulève la voyageuse. 

Elle remet en doute le protocole sanitaire cubain après avoir remarqué que tous les touristes ne payaient pas le même montant pour une radiographie, en affirmant avoir payé 105 $ américains plutôt que les 128 $ originalement réclamés. 

«  Toutes les vacances ont été gâchées. On le sait qu’il y a un risque, que ça aurait pu être vrai que ce soit positif. Ce n’est pas ça, l’affaire. C’est de laisser les gens dans l’inconnu comme ça, puis sans informations », dit-elle en critiquant Air Canada.  

Olivia Dobrzanski a également vécu un incident similaire, mais a réussi à ne pas subir de radiographie après s'être « obstinée ».  

« On a décidé de s’en mêler, de péter des coches pour avoir droit à des tests rapides comme les [touristes] russes avaient été capables de faire », raconte celle qui a été testée positive avec sa grand-mère. 

Dans un courriel au Devoir, Vacances Air Canada répond que la « situation telle que vous la rapportez est nouvelle ». « À la lumière de ces quelques informations que vous nous fournissez, nous allons communiquer avec les autorités cubaines pour nous informer », fait savoir la porte-parole de l'entreprise, Pascale Déry. 

« Il est très important que les passagers sachent que s’ils arrivent malades, ils ne pourront pas profiter de leurs vacances, car, à Cuba, l’autorité sanitaire établit l’isolement obligatoire des malades », répondent quant à elles les autorités cubaines au quotidien montréalais.  

Mais pour le Dr Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec, la radiographie des poumons est « vraiment bizarre ». Il comprend toutefois le pays de mettre en place des procédures pour isoler des cas positifs suspects.  

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Source: Le Devoir · Crédit Photo: Adobe Stock