Nouvelles : Des jeunes femmes posent dans le plus simple appareil pour payer leurs études

Des jeunes femmes posent dans le plus simple appareil pour payer leurs études

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

La crise sanitaire force plusieurs étudiantes à poser dans leur plus simple appareil sur internet, en raison de la difficulté grandissante à trouver un emploi à temps partiel, rapporte Radio-Canada. 

Kimberley (prénom fictif) travaille d'ordinaire quand elle n'est pas en cours à l'Université de l'Alberta, dans le but de rembourser son prêt étudiant, qui lui coûte annuellement près de 8 000 $. 

Toutefois, en 2020, elle a vu les choses se corser. « Je ne pouvais pas gagner d'argent comme les autres années. J’étais en grande difficulté financière », confie la jeune femme de 24 ans à la chaîne publique. Comme sa famille ne sait pas comment elle gagne son argent, elle a demandé à ce que son identité soit tue. « Je serais déshonorée par ma mère. Elle ne comprendrait jamais », craint-elle, en plus d'avoir peur de ne pas être en mesure de trouver un emploi dans l'avenir. 

Sa nouvelle activité qu'elle fait secrètement depuis le mois de septembre dernier se résume à vendre des abonnements à sa page de photos et de vidéos explicites où elle pose sur OnlyFans. Ainsi, un internaute débourse 10 $ mensuellement pour avoir accès à son profil. 

«J’ai longtemps hésité parce que les trucs postés sur Internet restent pour toujours », dit celle qui se sent tout de même rassurée que, pour voir ses photos, un utilisateur doit s'abonner et payer.

« J’ai gagné 2000 dollars américains en trois mois. Je suis une personne ouverte d’esprit. J’aime faire ça, et surtout, c’est de l’argent facile », explique-t-elle, ajoutant qu'elle passe huit heures par semaine à fournir du nouveau contenu. 

« Je crée des liens avec mes admirateurs en discutant avec eux en message privé. On construit une relation et, ainsi, ils continuent leur abonnement », ajoute-t-elle. 

Elle n'est pas la seule dans cette situation. Une autre jeune étudiante de l'Université de l'Alberta, Megan (prénom fictif), gagne environ 1 500 $ par mois de la même façon. « Ça aide à payer les factures et mon prêt étudiant », dit-elle.

Comme elle est à risque à cause de ses problèmes respiratoires, elle préfère travailler de chez elle. « Pouvoir travailler depuis ma chambre est beaucoup moins stressant pour ma santé », explique la jeune fille. 

Selon Statistiques Canada, avant la pandémie, la moitié des étudiants étaient déjà endettés et risquent maintenant de l'être encore plus. 

Source: Radio-Canada · Crédit Photo: Adobe Stock