Nouvelles : Des étudiants paient 80 $ de l'heure pour tricher à leurs examens en ligne

Des étudiants paient 80 $ de l'heure pour tricher à leurs examens en ligne

«On n’a pas beaucoup d’aide de nos profs avec les cours à distance, il faut se débrouiller comme on peut»

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Alors que plusieurs étudiants doivent compléter leurs cours à distance, voilà que certains d’entre eux ont décidé de profiter de la situation afin d’obtenir de meilleurs résultats en ayant recours à des services qui leur permettent de tricher.

C’est une enquête menée par le Journal de Montréal qui a permis d’apprendre qu’au moins deux services du genre sont offerts sur les réseaux sociaux.

À titre d’exemple, un étudiant de 19 ans qui fréquente le Collège de Maisonneuve à Montréal a confié avoir payé des centaines de dollars des spécialistes qui ont passé des examens à sa place : « Je ne sais pas comment j’aurais pu réussir mes deux dernières compositions en littérature sans acheter ce service-là. On n’a pas beaucoup d’aide de nos profs avec les cours à distance, il faut se débrouiller comme on peut. »

Un compte Instagram portant le nom de « Cote R Hero » propose notamment ce type de service et celui-ci ne cache pas avoir « beaucoup de demandes à gérer ».

Alors que « Cote R Hero » dit charger 50 $ de l’heure, tout en assurant des notes d’au moins 75%, un autre compte s’affichant sous le nom de « Lastsecond Tutors » sur Snapchat propose ses services pour un tarif de 80 $ de l’heure afin de compléter des travaux et des examens en ligne de chimie, de physique, de mathématique, de français et même d’anglais.

Crédit photo: Adobe Stock

Selon Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps, il s’agit là d’un tout nouveau phénomène : « Il y a des gens qui trichent depuis que l’école existe. C’est la première fois que j’entends parler de ça avec les réseaux sociaux. Mais c’est sûr que les gens sont créatifs. Ils essaient toutes sortes de formules au fil des années. […] Les étudiants doivent se rappeler que les évaluations existent pour une raison. Si tu n’as pas intégré les apprentissages et que d’autres font tes examens, tu vas avoir un problème à l’université et sur le marché du travail ensuite. »,

Enfin, Noémie Veilleux, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), croit que ces services sont un indicateur de la nécessité d’avoir recours à des logiciels contre la tricherie, une mesure absente de tous les cégeps de la province : « Je pense que c’est l’occasion de se demander si les examens en ligne sont la bonne formule à utiliser durant la pandémie. En ce moment, ça fait un an et demi qu’on est dans nos chambres sur nos ordis. C’est le moment d’ajouter et de modifier les méthodes d’évaluations pour éviter le plagiat. »

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Adobe Stock