Nouvelles : Des employés d'un centre hospitalier gériatrique de Montréal hésitent à se faire vacciner.

Des employés d'un centre hospitalier gériatrique de Montréal hésitent à se faire vacciner.

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Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Près de 60% des employés d’un centre hospitalier gériatrique hésiteraient à se faire vacciner contre la COVID-19.

C’est la PDG adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, Francine Dupuis, qui a confirmé qu’entre 35 % et 40 % des employés du centre a l’intention de se faire vacciner. En d’autres mots, cela signifie que les autres employés préfèrent attendre pour le moment, mais qu’on parle ici davantage d’hésitation que de résistance.

Le journal La Presse a rencontré des travailleurs de l’établissement en question, le Centre Maimonides, et comme l’ont expliqué des infirmières qui ont désiré demeurer anonymes, beaucoup d’employés préféreraient prendre le temps de bien y penser : « C’est un choix difficile quand on n’a pas toute l’information. C’est [le vaccin] arrivé très vite, on préfère attendre un peu avant de prendre une décision. »

Un autre infirmier qui travaille au même établissement et qui prenait alors une pause avait toutefois une autre vision de la situation : « Après des mois, on a finalement cette bonne nouvelle et on a la chance de faire partie des premiers. Je sais que certains collègues hésitent, mais je demeure confiant. » L’hésitation de plusieurs employés à se faire vacciner cause maintenant de l’inquiétude auprès des proches des résidents, dont une femme qui était de passage pour visiter son mari : « Ils ont le droit, on ne doit pas forcer les gens. Mais franchement, je trouve que c’est un mauvais choix. Mon mari sera vacciné dans les prochains jours. On attendait tous ça. »

Jacques Létourneau, président de la CSN, a assuré lors d’une entrevue que son organisation « va soutenir la santé publique et appeler les travailleurs à se faire vacciner », tout en indiquant qu’ « il n’y aura pas d’obligation, on est dans la sensibilisation. »

Enfin, selon Me Isabelle Martin, professeure de droit du travail à l’Université de Montréal, puisque la jurisprudence à ce sujet est presque inexistante, la justice pourrait finir par s’en mêler : « Normalement, l’employeur n’a pas ce pouvoir-là. Les circonstances exceptionnelles d’une pandémie pourraient-elles amener les tribunaux à trancher en ce sens ? Je ne le sais pas. »

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Source: La Presse · Crédit Photo: iStock