Nouvelles : De nombreux experts croient que le taux réel d’infection de la COVID-19 est plus important qu'on ne le pense.

De nombreux experts croient que le taux réel d’infection de la COVID-19 est plus important qu'on ne le pense.

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Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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De nombreux experts croient que le niveau de contamination dans la population est plus important qu’on le pense.

Benoît Hébert, président de BioConsult, fait partie de ces experts qui croient qu'on ignore précisément quelle part de la population a contracté la COVID-19. Dans une entrevue qu'il a accordée à La Presse, Hébert a expliqué: "Ce virus s’est transmis comme une traînée de poudre. Je suis certain que le niveau de contamination dans la population est plus important qu’on le pense et que le niveau d’immunité est conséquemment plus élevé."

La fin de semaine dernière, même le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, admettait qu'il faudrait mener des tests sérologiques "en grande quantité" dans la population afin d'avoir l'heure juste sur le réel niveau de contamination dans la population, et ainsi, afin d'être en mesure de savoir "si c’est 10 %, 1 %, 20 % ou 30 % ou 40 %".

Des équipes de recherche ont entrepris des démarches afin de pallier à ce problème, dont la professeure Lyne Cloutier, qui chapeaute une étude menée par l’Université du Québec à Trois-Rivières dans laquelle on vise détecter la présence de cas asymptomatiques dans un échantillon de plusieurs centaines d’employés placés en confinement depuis la mi-mars.

Selon Cloutier, l'échantillon pourrait être assez représentatif d'une "bonne partie de la population du Québec".

De nombreuses études qui ont été menées dans le monde ont démontré que les cas asymptomatiques représentent une fraction importante des cas de contamination et jouent un rôle important dans la transmission du virus. Toutefois, les politiques de dépistage actuelles ne permettent pas de les recenser.

En tenant compte du fait que le seuil d’immunité collective survient lorsque le taux excède 60 ou 70 %, cela serait très utile pour les chercheurs de savoir le pourcentage de personnes ayant déjà été exposées au coronavirus afin d'être en mesure de pouvoir déterminer les risques de flambée.

Rappelons enfin que le ministère de la Santé et des Services sociaux n'a pas précisé d'échéancier quant à sa démarche afin de mener des tests sérologiques "en grande quantité".

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Source: La Presse · Crédit Photo: Capture d'écran