Nouvelles : Condamnée à 27 mois de prison pour avoir agressé deux policières avec un couteau de boucher

Condamnée à 27 mois de prison pour avoir agressé deux policières avec un couteau de boucher

«Les policières ont témoigné qu’il s’agissait là de l’un des cas les plus difficiles qu’elles avaient eu à gérer dans leur carrière»

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles

Une femme qui a violemment et gratuitement attaqué deux policières du Service de police de la Ville de Québec vient d'être condamnée à passer 27 mois derrière les barreaux, rapporte le Journal de Québec. 

Karine Larivière a contacté des intervenants d'un centre de crise et a proféré des propos suicidaires et des envies de meurtre le 18 août 2018. Le jour d'avant, elle avait été arrêtée pour conduite avec les facultés affaiblies, et avait commis des voies de fait contre des policiers. 

« Elle a mentionné que si les policiers venaient la chercher, elle allait les tuer », a souligné la juge Réna Émond dans sa décision citée par le Journal de Québec.

Comme elles ne pouvaient pas laisser une personne en crise livrée à elle-même, deux policières du Service de police de la Ville de Québec mise au courant de la situation  se sont présentées chez l'ancien conjoint de Mme Larivière. 

« Alors qu’elle inspectait une chambre, l’une des policières a vu la porte de la garde-robe s’ouvrir. L’accusée a surgi, et elle a porté un coup en direction de la gorge de l’agente avec un couteau de boucher », rapporte la juge.  

La policière a réussi à éviter les coups et s'est ruée vers la sortie où se trouvait la deuxième agente, qui a réussi à prendre une chaise en bois pour se protéger des coups de Larivière. L'agresseuse a finalement été maîtrisée au pistolet teaser par un troisième policier arrivé sur place. 

« Les gestes posés par l’accusée sont délibérés et gratuits. Au surplus, les voies de fait ont été perpétrées à l’égard de cinq policiers. Concernant l’attaque au couteau du 18 août, elle est acharnée et violente et semble planifiée, tel un piège tendu. Encore aujourd’hui, les policières ont témoigné qu’il s’agissait là de l’un des cas les plus difficiles qu’elles avaient eu à gérer dans leur carrière », a ajouté la juge. 

Elle a également rappelé que Larivière a brisé deux fois ses conditions de remise en liberté depuis son arrestation. La dame a également déjà fait des séjours en psychiatrie et souffre d'un trouble de la personnalité limite sévère.  

« Il est donc clair pour le tribunal que l’accusé doive poursuivre sa réflexion en lien avec sa violence et ses gestes réactionnels et impulsifs» , a conclu la juge.

Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Facebook