Nouvelles : Carl Girouard décrit comme un individu étrange, solitaire et parfois imprévisible

Carl Girouard décrit comme un individu étrange, solitaire et parfois imprévisible

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Des experts ont émis l'hypothèse que le suspect accusé d’avoir commis la tuerie qui est survenue samedi soir à Québec était en psychose au moment de poser ces gestes.

La psychiatre légale Marie-Frédérique Allard a expliqué en entrevue au Journal de Montréal que plusieurs éléments laissent croire qu'il était en psychose au moment de s'en prendre à des gens qu'il ne connaissait pas. La spécialiste a aussi fait remarquer que l'âge du suspect pouvait aussi être un indicatif: "On peut penser que c’est un trouble psychotique. À 24 ans, c’est l’âge. Ça peut être l’âge du début d’un trouble mental sévère. [...] Ça pourrait être quelqu’un qui a développé un trouble psychotique. Il ne connaissait pas les victimes, on ne connaît pas la motivation et ça ne semble pas être un acte de colère ni de vengeance. Puis il débarque dans une autre ville et il s’en prend à des gens qu’il ne connaît pas de façon très violente."

Le Dr Gilles Chamberland, psychiatre à l’Institut Philippe-Pinel, a expliqué pour sa part sur les ondes de LCN qu'il était lui aussi tenté d'émettre une théorie similaire: "La façon dont il est habillé, l’arme utilisée : ça ressemble beaucoup à quelqu’un qui est en psychose."

À la suite de l'arrestation de Carl Girouard, le chef de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, a expliqué aux médias que le suspect avait déjà souffert de problèmes de santé mentale et qu'il avait même déjà exprimé un désir de tuer lors d'un rendez-vous médical. Cette déclaration a grandement surpris la Dre Allard: "J’ai rarement vu ça. Puis, c’est rare que les policiers demandent le dossier médical. Ils ont besoin d’un mandat."

Selon la Dre Allard, il est possible qu'un médecin ait voulu avertir les autorités parce qu'il considérait que son patient représentait un danger pour la population: "Il s’agit d’une décision de la Cour suprême. Comme médecin, psychiatre ou psychologue, si on se retrouve avec un individu qui fait des menaces envers une personne identifiée ou un groupe de personnes identifiées et que le risque est grave et imminent, on a le droit de dénoncer le patient aux policiers."

Outre les experts qui se sont prononcés au sujet du suspect, des gens de la promotion 2013 de l’école secondaire des Patriotes de Saint-Eustache, qui l'avait connu à l'époque, ont déclaré que celui-ci avait tenu par le passé des propos très inquiétants.

De nombreux anciens camarades de classe du suspect ont expliqué qu'il aimait se faire qualifier de "guerrier" ou de "warrior".

Un ancien camarade de classe s'est notamment souvenu de ce détail lors d'une entrevue avec TVA Nouvelles: " Il disait souvent : “appelez-moi warrior” ou “j’suis un guerrier”. C’était comme un running gag, tout le monde l’appelait comme ça. Il avait l’air de vraiment aimer ça. Il faisait des mouvements de combat en l’entendant."

Une autre étudiante a déclaré: "Ça pouvait lui arriver d’être agressif et colérique, mais rien de majeur. Il avait peut-être un trouble du comportement. Il était suivi par une éducatrice spécialisée. Moi, ça me fait dire qu’il a dû passer entre les craques, qu’il aurait vraiment fallu plus de ressources en santé mentale pour l’accompagner."

Rappelons que deux personnes ont perdu la vie lors de la violente attaque et que cinq autres personnes ont été blessées.

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Source: Journal de Québec · Crédit Photo: Courtoisie