Nouvelles : 3000 cas quotidiens si on fête Noël au Québec ?

3000 cas quotidiens si on fête Noël au Québec ?

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Publié le par Ayoye Monde dans Nouvelles
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Même si le gouvernement du Québec permet aux citoyens de réunir jusqu'à 10 personnes autour d'une même table entre les 24 et 27 décembre prochain, le fait de célébrer Noël entre proches risque-t-il d'entraîner une flambée des cas de COVID-19 en janvier ? C'est la question que pose TVA Nouvelles. 

De plus en plus de voix défavorables aux réunions permises du temps des Fêtes se font entendre. En Ontario, même si la proportion de cas dans la population est moins élevée qu'au Québec, les rassemblements de Noël seront interdits, sauf pour les personnes seules, qui pourront rejoindre un proche ou un ménage. 

Et le chef des soins intensifs de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le Dr Mathieu Simon, a déclaré à l'émission de Mario Dumont que les rassemblements des Fêtes n'en valaient pas la peine, compte tenu de la situation actuelle dans la province. 

« On est plus à risque encore que lorsque l’on s’est parlé la semaine dernière. Lorsqu’on s’est parlé, il y avait 1100 cas, hier on a eu plus de 1400 cas de COVID malgré les restrictions quand même relativement lourdes sur l’isolement social », a-t-il prévenu. 

« Malgré deux mois de restrictions, on n’a pas réussi à faire d’autres choses que d’aplatir un peu la courbe et à peine l’infléchir », a-t-il d'ailleurs constaté, montrant en exemple la situation au Saguenay-Lac-Saint-Jean où les ressources « sont à genoux, les gens sont débordés ».

« On ne réussira pas à infléchir la courbe suffisamment, à réduire le taux de portance de la maladie dans la population pour se dire on se récompense à Noël et au jour de l’An en se rapprochant un peu plus [...] Ce serait célébrer une victoire alors qu’on ne l’a pas eue », souligne le médecin. 

« Malheureusement, l’ennemi attend juste qu’on se relâche pour frapper un dernier coup, et ce sera un grand coup cette fois-ci. J’anticipe que la troisième vague pourrait pire que les deux premières que nous avons traversé », ajoute-t-il. 

Il dit également que ce serait dommageable, selon lui, que les policiers interviennent durant les Fêtes, autant que la société n'accepterait pas de voir une flambée des cas grimper à 3 000, voire 4 000 nouvelles infections quotidiennes en janvier. 

« Est-ce qu’on veut vraiment d’une fête aseptisée avec les conséquences qui viendront après quand même? Je peux concevoir qu’il y a un enjeu de santé mentale, mais en même temps avec la technologie qu’on a, il y a des façons de se parler! », a-t-il expliqué. 

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: iStock